QUAND NE PAS EN FAIRE?

Le 3ème pilier n’est pas une solution avantageuse dans les cas suivants:

Si vous n’avez pas encore constitué d’épargne.

Comme nous l’avons vu, l’argent du 3ème pilier est bloqué. Il convient donc de constituer une épargne disponible (sur un compte bancaire standard) avant de commencer un 3ème pilier. De cette façon vous pourrez faire face aux imprévus financiers.

Si vous n’avez pas de situation stable.

Si vous êtes dans une profession qui traverse une période financièrement instable, il est conseillé de repousser le commencement d’un 3ème pilier.

Si vous souhaitez gérer activement vos fonds.

Les personnes qui souhaitent avoir une gestion active de leur épargne (choisir eux-même les placements et changer régulièrement de stratégie d’investissement) et prendre régulièrement des positions sur les marchés financiers trouveront que les possibilités dans un 3ème pilier sont limitées. En effet, la loi interdit de placer l’argent du 3ème pilier dans des produits trop risqués. De plus, la plupart des instituts qui proposent des 3ème piliers n’offrent que quelques stratégies d’investissement.

Si vous êtes trop jeunes.

Il n’y a pas plus de raison de commencer un 3ème pilier jeune plutôt qu’un compte épargne. En effet, les intérêts composés sont un phénomène financier qui fait que si vous gardez de l’argent sur un compte vous touchez des intérêts, et l’année suivante, vous touchez des intérêts sur le capital puis sur les intérêts de l’année précédente etc. Ce phénomène fait que votre capital augmente de façon exponentielle. Mais, le phénomène des intérêts composés se retrouve dans n’importe quel type de placements financiers, pas besoin de bloquer son épargne dans un 3ème pilier pour en bénéficier.

Vous avez toujours la possibilité de recommencer des études. La venue d’un enfant peut aussi considérablement baisser votre potentiel d’épargne et, souvent, votre taux d’imposition est faible et de ce fait, l’avantage fiscal du 3ème pilier devient moins intéressant.

Donc, ne commencez pas un 3ème pilier forcément trop jeune à moins d’être dans une situation stable et avec une épargne déjà constituée.

Si vous pensez arrêter de travailler

Si vous pensez arrêter de travailler suite à la naissance de votre enfant, ou de prendre une année sabbatique, n’oubliez pas qu’une des conditions pour pouvoir cotiser dans un troisième pilier est d’avoir un revenu soumis à l’AVS.

Donc, si vous ne travaillez plus, vous ne pourrez pas cotiser dans votre 3ème pilier durant ces années d’arrêt de travail.

Cela peut poser des problèmes s’il n’est pas possible d’arrêter votre 3ème pilier sans pénalités.

Par contre, le chômage, les indemnités maternité ou encore les rentes d’invalidités sont soumises à l’AVS et vous permettent donc de cotiser à votre 3ème pilier.